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Suite Rapide : efficace et écologique

Suite Rapide ouvre en Normandie

Avec la SNCF, objectif recyclage à 100 %

Le coup d'envoi a été donné en Normandie aux opérations préparatoires du chantier Suite Rapide, qui procédera avant fin mai au renouvellement de 60 kilomètres supplémentaires de la ligne 340 000 Paris Saint Lazare - Le Havre, compris entre Motteville et St. Pierre du Vauvray. Un chantier qui ajoute, à l'efficacité productive habituelle, un effort supplémentaire pour le respect de l'environnement et le recyclage des matériaux remplacés. . 

C'est un double front qui a occupé fortement GCF-Transalp au cours des dernières semaines.
Un chantier hors suite qui, sur le tronçon Arras - St. Pol a permis d'assainir plus de 13 600 mètres de ligne grâce au travail d'une Matisa C75 en binôme avec une des bourreuses B45 occupées désormais sur le chantier de renouvellement près de la gare de Creil. À moitié terminé, le chantier parallèle de Bordeaux a également permis de livrer à la SNCF plus de 54 kilomètres de ligne ferroviaire assainie et renouvelée.
De Bordeaux, le train de renouvellement P95 et la dégarnisseuse cribleuse C75-2C, accompagnés de leurs convois respectifs et des autres engins à haut rendement, sont remontés au nord pour rejoindre, ces jours derniers, la base de Soquence dans le département de la Seine Maritime où la Suite Rapide a déjà complètement renouvelé, l'été dernier, le tronçon compris entre les gares de Motteville et Harfleur : près de 55 kilomètres de la très importante ligne qui relie la capitale au Havre, deuxième port commercial de France.

Dans cette région où les larges méandres de la Seine enserrent des parcs naturels et de précieuses forêts qui se succèdent en alternant avec des zones industrielles et de production particulièrement dynamiques, Suite Rapide organisera son intervention en plusieurs étapes sur trois grands segments de ligne ferroviaire : la Maronne - Motteville, la St Pierre du Vauvray - Oissel et la Oissel - Sotteville. Exécutés de nuit et en régime de suspension du trafic ferroviaire, les travaux permettront de renouveler intégralement la ligne par le remplacement des rails de type 60 kg, des traverses et du ballast de la quasi totalité de la ligne.

Les points problématiques de la ligne concernée par les travaux ne manquent pas et feront, comme à l'accoutumée, l'objet d'une analyse préliminaire méticuleuse visant à rédiger le "Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé" qui, pour chaque tâche et chaque situation, énonce la ligne de conduite à respecter rigoureusement pour atténuer les facteurs de risque.

Si les passages à niveau, les viaducs, les gares et les quais de voyageurs qui se succèdent le long des voies concernées par les travaux seront pris en charge par des mesures qui ont fait leurs preuves au fil des années, des mesures particulières et spécifiques ont en revanche dû être adoptées pour la traversée des sites "Seveso". Une formation spéciale a été dispensée à tous les ouvriers de la Suite Rapide afin de garantir la sécurité du travail sur ces zones (plus d'une trentaine) où les voies à traiter longent des installations industrielles qui utilisent des matières et des produits à haut risque d'explosion, d'incendie et de dispersion dans l'air, et présente par conséquence un risque de pollution des sols, des nappes phréatiques et de l'air.

Un effort soutenu en faveur du recyclage

Pour Suite Rapide, le respect de l'environnement se décline non seulement en termes d'atténuation des risques et de prévention des accidents environnementaux mais de plus en plus comme un effort pour faire en sorte que le renouvellement ferroviaire soit l'occasion de récupérer et de recycler les matériaux de l'infrastructure démantelée.

"La récupération des matériaux de fabrication des anciennes voies : rails, joints, boulons, écrous, traverses et ballast, fait l'objet d'une attention spéciale et revigorée de la part de la SNCF et donc de la nôtre, explique Sabino Carbone, de la direction française de GCF, de manière à permettre à la SNCF une récupération et un recyclage plus facile des matériaux."

Les chemins de fer français, qui œuvrent depuis des années au renouvellement du réseau ferré, ont avec le temps accompli un effort particulier pour la protection de l'environnement et, du même coup, la récupération massive des éléments "démantelés" des anciennes lignes. Comme l'a illustré un reportage de "France TV" tourné justement sur le chantier Suite Rapide de GCF-Transalp à Bordeaux, plus de 2,6 millions de tonnes de déchets sont prélevés sur le réseau de chemin de fer chaque année. En 2020, près de 40 % de ces matériaux ont été recyclés mais on estime que 10 % seulement des éléments démantelés ne sont par récupérables. C'est pour cette raison que la SNCF a mis en service à Beaune, en Côté d'Or, ses premières installations de recyclage ferroviaire, dans l'objectif d'atteindre 100 % de matériaux recyclés d'ici 2025.
"Un objectif ambitieux, souligne GCF France, que nous nous efforçons de faciliter et d'atteindre, à notre niveau, en exploitant davantage nos systèmes de collecte et de tri en amont des déchets ferroviaires, avant de les envoyer aux centres de recyclage".

Des équipes spéciales d'ouvriers se chargent de collecter les éléments d'ancrage démontés de la ligne et de trier les matériaux ferreux (chevilles, boulons, écrous, rondelles) des composants en plastique tels que les isolants qui séparent les rails des traverses. S'agissant des anciens rails, découpés au chalumeau en segments de 36 ou 18 m sur la ligne, ils sont ensuite transportés sur une aire où ils font l'objet d'une fragmentation supplémentaire pour permettre leur réutilisation dans la construction de tiroirs de manœuvre.

Enfin, l'intervention de sous-traitants permet de traiter les anciennes traverses (en bois ou, le plus souvent de type bibloc avec deux blochets en béton reliés par une entretoise en fer) en récupérant les meilleurs et en broyant les autres pour récupérer le béton dans des travaux de construction de bâtiments ou de routes. De même, des opérations de nettoyage de la terre de déblai et de tamisage du ballast retiré par la dégarnisseuse sont prévues pour pouvoir réutiliser la partie du ballast conforme à la réglementation et destiner la partie la plus friable et non conforme au réseau ferré à une utilisation dans le bâtiment.

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