Skip to main content

Suite Rapide 2024 : au départ de Limoges

Premier Chantier Suite Rapide 2024 à Limoges

Coup d’envoi du nouveau chantier de renouvellement rapide de GCF

Deux mois de travail pour le premier chantier Suite Rapide de l’année. L’épicentre est Limoges, préfecture du département de la Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, ville natale de Renoir, célèbre depuis le moyen-âge pour ses précieuses porcelaines. C’est là que GCF-Transalp a commencé les travaux, lundi 29, avec le convoi de renouvellement ferroviaire.

Le long de la ligne 590 000, des Aubrais à Montauban, la Suite Rapide se chargera du renouvellement intégral (traverses, rails et ballast) de 9284 mètres de ligne et au renouvellement en mode RB + RT (renouvellement ballast + traverses, en conservant les rails) de 30 229 mètres de voie supplémentaires.

Réalisés de nuit avec suspension simultanée du trafic ferroviaire, les travaux concerneront différents tronçons des deux voies de la ligne 590 000, en particulier la voie 1, entre les points kilométriques 377+501 et 399+281, et la voie 2, entre les points kilométriques 363+361 et 417+747.

C’est donc naturellement sur deux sections que le chantier a été organisé : une section Nord comprise entre les gares de Limoges Bénédictine et de La Souterraine et une section Sud comprise entre la gare de Limoges Bénédictine et celle de Pierre Buffière. Sur les deux tronçons, les travaux seront également réalisés, moyennant des mesures de sécurité opportunes, dans les 7 tunnels présents sur la ligne et représentant une distance totale de près de 3098 mètres (880 m pour le plus long), et sur les nombreux passages à niveaux, présents surtout dans la zone sud. Comme d’habitude, des mesures adéquates d’atténuation des risques ont été adoptées pour le tronçon qui, au nord, longe pendant 500 mètres la frontière avec l’établissement Primagaz, considéré « site Seveso », c’est-à-dire à haut risque d’incident grave en raison de la présence de substances dangereuses.

Si un minimum de six petites gares de chemin de fer présentes sur le tracé concerné par les travaux offriront l’hospitalité aux petits engins, les deux principales aires de stockage ont été aménagées à Limoges Montjovis, notamment pour le stockage du ballast neuf, et la plus grande à Limoges Puy Imbert, pour la maintenance des trains de renouvellement P95 et du train de dégarnissage C75-2C, et pour le stockage des rails, des traverses, neuves et usées, et du ballast.

« De nombreuses mesures ont été adoptées, explique Sabino Carbone, de la direction de GCF France, pour la gestion du risque d’exposition aux poussières de silice, présent sur tous les chantiers de Suite Rapide, et qui est dû non seulement à la manutention du ballast mais également à la manipulation et à la découpe des anciennes traverses en ciment de type bibloc. Dans ce dernier cas, par exemple, les opérateurs qui utilisent les tronçonneuses ont été dotés de masques respiratoires spéciaux munis de filtres et d’un ventilateur en mesure de les protéger contre les poussières. »

En revanche, concernant la manutention du ballast, les mesures prises comprennent non seulement des précautions personnelles, comme l’utilisation obligatoire de masques FFP3, mais également des précautions « structurelles » visant les outillages et les procédures mêmes de travail. « Par exemple, poursuit Sabino Carbone, dans les aires de stockage, des systèmes d’arrosage spéciaux assurent le lavage du nouveau ballast afin d’abattre les poussières, et les trémies pleines de ballast elles-mêmes doivent passer sous des « douches » spéciales avant de quitter l’aire de stockage. En outre, pendant les travaux, des citernes d’eau installées le long de la voie sont raccordées par des tuyaux à des arroseurs disposés sur la chaîne de guidage de la dégarnisseuse et sur la table de pose des traverses en ciment du P95 ». Les trémies EXBT et EXBR utilisées pour décharger le ballast sont elles-mêmes conçues pour un travail autant que possible de « précision », en mesure de limiter au maximum la diffusion des poussières en dehors de la voie en travaux.

La fin des travaux du chantier de Limoges est prévue pour le 26 mars.

En ce qui concerne le chantier de Bordeaux  commencé en août – 75 553 m de voie renouvelés et 68 735 m de voie dégarnis au cours des 5 phases prévues – son achèvement, lundi 15 janvier, avec pas moins de trois jours d’avance par rapport au calendrier a valu à GCF-Transalp un commentaire de satisfaction public de la part du donneur d’ordre : « Fin du dégarnissage... Quelle belle réussite ce chantier ! – s’est exclamé Vincent Floch, ingénieur de la direction SNCF pour la Nouvelle-Aquitaine – 107 % du programme a été réalisé et bien réalisé, dans les temps, avec peu d’évènements sécurité et peu d’impact sur la régularité ! BRAVO à toutes et à tous pour votre implication au quotidien ! »

Enfin, citons la "Mission spéciale" de la dégarnisseuse C75 GCF-Transalp qui, avec le personnel chargé de la maintenance et trois wagons d'assistance, a été appelée par ETF au soutien de travaux urgents sur le chantier « Zone Dense de Saint Florentin ». De Montluçon, le convoi est parti en direction de l’aire de Saint Florentin, près d’Auxerre, où il accompagnera le train chantier P95 d’ETF jusqu’à mi-mars quand, une fois les travaux terminés, il pourra rejoindre Besançon, base du prochain chantier Hors Suite des Horlogers.

GCF SuiteRapide Limoges